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  • Bérénice Tarcher

Un lit pour tous

Si de nos jours, il y a bien un meuble indispensable pour le confort de nos vies modernes c’est bien notre lit ! Loin de nos beaux matelas à mémoire de forme, je me suis demandé comment dormais nos ancêtres ! Petit retour en arrière !


Riche ou pauvre, pas le même confort

Pour les familles les plus aisées, le lit est bien souvent constitué d’une caisse en bois, surmontée d’un matelas en lin fourré de duvet d’oie ou canard avec un baldaquin. Pour les plus pauvres, le lit se résume souvent à une vulgaire paillasse jetée sur le sol. Cette litière souvent faite de foin ou d’un sac de bure rempli de paille/ blé / copeaux de bois / cosses de pois (tout est bon pour le rendre le plus épais et confortable possible) est souvent jetée et remplacée à cause des punaises et puces.


Lit Catherine de médicis - Château de Chenonceau

 Les fameux baldaquins de la Renaissance, proviennent d’Italie à la base « les badacchinos » signifiant étoffe de soie. L’avantage des baldaquins, ils vous permettent de dormir au chaud ! Souvent placé sur une estrade ou avec des pieds hauts (isolant ainsi du froid) mais également grâce avec des rideaux évitant les courants d’air. Ils offrent également un peu plus d’intimité dans un espace où l’on dort rarement seul ! Et oui !


Le lit partagé

Ce fut une longue tradition dans l’histoire et tant pis pour l’intimité ! Avec une seule pièce et une seule source de chaleur toute la famille dors ensemble tout habillés (seul les nobles dorment nus avec un bonnet sur la tête) collés les uns aux autres sous des piles de couverture. Et s’il manque de la place, pas de soucis, on vient rajouter une couche supplémentaire !


Pourquoi des lits si petits ?

C’est sans doute LA question qui revient le plus en visite ! Et là rien avoir avec la taille des gens, certes, en moyenne plus petite ! Tout simplement on dort semi-assis, semi-couché avec pleins de coussins. La raison est encore un débat pas officiellement tranché par les historiens, en réalité mais cela proviendrai du Moyen-Age. Nos ancêtres avaient peur de la position allongée rappelant celle des morts… (Oui, oui !). Mourir en dormant était vécu comme une mort horrible car elle ne permettait pas l’extrême-onction (dernière prière). (On revient de loin) !


Une avancée progressive

A la révolution le sommier fait de lattes, ressorts ou treillis se généralise avec la structure en bois. La paillasse laisse la place à un matelas en coton. La maison se divise peu à peu en pièces distinctes avec une chambre pour les parents et une pour les enfants mais frère et sœur partageront leurs lits encore longtemps jusqu’au 20e siècle !


Sur ce je retourne me coucher, bonne nuit à tous ! 


A bientôt,

Bérénice Tarcher ✨


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